Le problème
Une facture vous donne un total. Elle ne vous dit pas toujours où il s’est produit.
Savez-vous réellement où part l’énergie de votre bâtiment ? La plupart des organisations connaissent leur total au franc près, et sa répartition pas du tout.
Le comparatif en haut de page montre le problème : le même mois, le même total. D’un côté un chiffre sur lequel on ne peut rien décider ; de l’autre une répartition dont on peut discuter.
C’est toute la différence entre savoir combien et savoir où. Un suivi de consommation électrique ne réduit rien par lui-même : il rend possible la conversation qui, éventuellement, la réduira. C’est aussi ce qui sépare un monitoring d’énergie utile d’un relevé de plus.
Le profil dans la journée
La consommation ne se résume pas à combien. Elle dépend aussi de quand.
Illustration pédagogique — valeurs fictives
- Charge de baseCe qui tourne quand le bâtiment est censé être au repos.
- Démarrage des installationsChauffage, ventilation, équipements techniques.
- OccupationL’activité s’ajoute à ce qui tournait déjà.
- DécrueLe bâtiment se vide, la consommation retombe — jusqu’à un certain point.
La zone basse est la consommation qui ne s’interrompt jamais. Qu’elle soit normale ou non dépend de ce qui tourne — c’est le contexte qui tranche, pas la courbe.
Une consommation qui reste élevée lorsque le bâtiment est supposé être peu actif mérite d’être comprise. Ce n’est pas nécessairement une anomalie — mais c’est une question qu’on ne peut même pas se poser avec une facture mensuelle.
Charge de base
Que consomme votre bâtiment lorsqu’il ne devrait presque rien se passer ?
Cette consommation résiduelle — la charge de base — est ce qui tourne en permanence, la nuit, le week-end et pendant les fermetures. Elle a souvent de bonnes raisons d’exister :
- Des serveurs et des équipements informatiques.
- Du froid : chambres froides, armoires, groupes.
- Des pompes et des circulateurs.
- De la ventilation qui ne s’arrête pas.
- Des équipements permanents liés à l’activité.
Une charge de base n’est pas anormale en soi. Ce qui est instructif, c’est son niveau au regard de ce qui est censé tourner — et son évolution dans le temps. C’est le contexte qui tranche, pas la mesure.
Comparaison
Comparer fait apparaître ce qu’un chiffre isolé cache.
Illustration pédagogique — valeurs fictives
- Bâtiment AAdministratif · 1 800 m²7 240 kWh
- Bâtiment BAtelier · 2 400 m²6 105 kWh
- Bâtiment CDépôt · 900 m²1 320 kWh
Trois bâtiments, trois usages, trois surfaces. Les comparer directement n’aurait aucun sens : c’est leur évolution respective, et la comparaison d’un bâtiment avec lui-même d’une période à l’autre, qui apprend quelque chose.
Deux comparaisons sont réellement instructives : un bâtiment avec lui-même d’une période à l’autre, et un jour ouvré face à un week-end. Mettre côte à côte deux bâtiments de tailles, d’usages et d’occupations différents ne prouve rien — cela produit surtout des conclusions hâtives.
Acquisition
Avant d’analyser, il faut obtenir la donnée.
Un suivi de consommation suppose que les mesures existent et remontent. Certains projets disposent déjà de compteurs, de sous-compteurs ou d’interfaces exploitables ; d’autres doivent d’abord être équipés pour que la donnée devienne accessible.
Découvrir la télérelève de compteurs →Granularité
Le compteur général vous dit combien. Le sous-comptage aide à comprendre où.
Un compteur général ne se décompose pas. Aucun calcul ne permet d’en déduire ce qu’a consommé tel atelier ou tel équipement : pour le savoir, il faut mesurer à cet endroit-là. C’est ce qu’on appelle le sous-comptage électrique.
- Par bâtiment, lorsque plusieurs adresses partagent un même point de livraison.
- Par étage ou par zone, dans un immeuble ou un bâtiment tertiaire.
- Par atelier, dans un site industriel.
- Par équipement, quand un poste précis est en question.
- Par tableau ou par départ, selon l’architecture électrique en place.
Le découpage utile n’est pas le plus fin possible : c’est celui qui correspond aux décisions que vous pourrez réellement prendre. Une mesure de consommation électrique que personne n’exploitera coûte de l’installation pour rien — c’est d’ailleurs le principal écueil d’un suivi énergétique de bâtiment démarré trop large.
Matériel
Mesurer un courant n’est pas la même chose que compter une énergie
Une distinction qui a des conséquences concrètes sur ce que vous pourrez lire ensuite.
Deux approches, selon que l’installation dispose déjà d’un compteur exploitable ou non.
Dragino CS01-LBDragino
Courant sur quatre voies, par tores amovibles (100 / 300 / 600 A selon le tore)
Les tores se referment autour des câbles sans couper le circuit. On suit ainsi quatre départs distincts d’un même tableau, ce qui permet de comparer des zones ou des équipements entre eux.
Ce module mesure un COURANT, pas une énergie : il ne remplace pas un compteur et ne délivre pas de kWh. L’intervention en tableau électrique est réalisée par un électricien qualifié.
Dragino RS485-LBDragino
Lecture d’équipements en RS485 / Modbus
C’est la passerelle vers l’existant : un compteur, un automate ou une centrale déjà en place peut remonter dans la supervision sans être remplacé.
Exemples de capteurs adaptés à ce besoin. Duck-E sélectionne le matériel en fonction de votre environnement et ne se limite pas à un fabricant unique.
Un module à tores suit l’intensité qui traverse un câble. C’est précieux pour comparer des départs entre eux et voir des variations, mais cela ne produit pas des kilowattheures : l’énergie dépend aussi de la tension et du facteur de puissance. Quand des kWh sont nécessaires, c’est un compteur qui doit les fournir — d’où l’intérêt de commencer par regarder ce que l’installation expose déjà.
Périmètre
Électricité d’abord, le reste selon ce que l’installation expose
L’électricité est le cas dominant, et nous l’assumons : c’est là que les points de mesure sont les plus accessibles et les découpages les plus faciles à obtenir.
Duck-E Monitor n’est pas limité à l’électricité pour autant : il rassemble ce qui lui est transmis, quelle que soit la grandeur. Ce qui décide, c’est le chemin de mesure — un compteur de chaleur, de gaz ou d’eau ne remonte que s’il dispose d’une interface exploitable. Nous vérifions ce point compteur par compteur plutôt que d’annoncer une couverture générale.
Supervision
Du compteur au parc de bâtiments.
- Les mesures disponibles, consultables à tout moment.
- Leur historique, conservé selon la durée convenue.
- L’évolution dans le temps, sur la période qui vous intéresse.
- La comparaison entre zones, bâtiments ou périodes.
- L’état de chaque module : batterie et dernière communication.
- Des seuils et des règles d’alerte, définis avec vous selon ce qui doit déclencher une action.
Un point de mesure qui cesse de communiquer devient visible au lieu de laisser un trou dans la série — ce qui, sur une comparaison de périodes, changerait la conclusion sans que personne ne s’en aperçoive.
Découvrir Duck-E Monitor →Encadrer une décision
Mesurez avant de décider. Mesurez encore après.
Avant
4 180 kWhSemaines 12 à 15Après
3 520 kWhSemaines 18 à 21Valeurs fictives. Un écart entre deux périodes se constate ; il ne prouve pas à lui seul ce qui l’a causé. Météo, occupation et activité doivent être pris en compte avant de conclure.
C’est l’usage le plus concret d’un suivi : encadrer une modification par deux périodes de mesure. Réglage d’une ventilation, remplacement d’un éclairage, changement d’horaires, arrivée d’un nouvel équipement — dans tous ces cas, la question « est-ce que cela a changé quelque chose ? » n’a de réponse que si l’on mesurait déjà avant.
Portée réelle
Ce qu’un suivi permet de voir
Ni plus, ni moins. Nous préférons être précis sur ce point.
Mettre en évidence une période inhabituelle
Un mois, une semaine ou une nuit qui sort du profil habituel, et qui mérite qu’on aille regarder.
Observer une charge qui persiste
Une consommation qui ne retombe pas alors que le bâtiment est censé être au repos.
Comparer avant et après
Deux périodes encadrant une modification, avec les réserves d’usage sur la causalité.
Identifier les zones à investiguer
Là où la mesure justifie qu’on envoie quelqu’un regarder de près — ce que Duck-E ne fait pas à votre place.
Duck-E rend les consommations visibles et aide à cibler les investigations. Les décisions et actions d’exploitation restent sous votre contrôle. Nous n’annonçons pas de détection automatique de gaspillage, d’optimisation automatique, ni de pourcentage de réduction : cela dépend de vos installations, de vos usages et des décisions que vous prendrez.
Cloud ou on-premise
L’architecture s’adapte aussi à vos contraintes informatiques.
Duck-E Monitor peut être exploité dans l’infrastructure Duck-E ou déployé localement chez le client avec les passerelles et le serveur nécessaires.
Cloud
Duck-E Monitor est exploité dans l’infrastructure Duck-E. Les passerelles remontent les mesures depuis vos sites, sans serveur à administrer chez vous.
On-premise
Les passerelles et le serveur Monitor sont déployés localement chez vous, lorsque le projet ou vos contraintes informatiques le nécessitent.
Le choix se décide au cadrage, selon le projet, vos règles internes et qui doit administrer quoi. Nous n’annonçons pas de garantie d’isolation réseau : ce qui est réalisable dépend de l’architecture effectivement retenue.
Contextes
Où ce suivi sert
Le suivi de consommation d’un bâtiment ne se justifie pas de la même façon selon qui paie la facture et qui doit l’expliquer.
Communes
Comparer plusieurs bâtiments publics entre eux et dans le temps, avec de quoi expliquer une dépense.
Régies et immobilier
Comprendre les consommations de différents immeubles, zones ou parties communes.
Industrie
Sous-comptage d’ateliers, d’utilités ou d’équipements, pour rapporter la consommation à l’activité.
Bâtiments tertiaires
Horaires réels, charge de base et comparaison de périodes sur des surfaces occupées de façon variable.
Prochaine étape
Avant de réduire votre consommation, commencez par la comprendre.
Compteurs disponibles, sous-comptage, fréquence de mesure, bâtiments à comparer et contraintes informatiques : nous définissons avec vous le niveau de suivi réellement utile.
FAQ
Questions fréquentes
Quelle différence avec la télérelève de compteurs ?
La télérelève répond à « comment récupérer mes relevés automatiquement ». Le suivi de consommation répond à « où, quand et comment consommons-nous ». L’une fournit la donnée, l’autre l’exploite : sur beaucoup de projets, les deux se suivent.
Faut-il installer un compteur par équipement ?
Non, et c’est rarement souhaitable. Le bon découpage est celui qui correspond aux décisions que vous pourrez prendre. Un point de mesure dont personne n’exploitera la donnée coûte de l’installation sans rien apporter.
Obtient-on des kilowattheures ?
Cela dépend du point de mesure. Un compteur fournit une énergie. Un module à tores mesure une intensité, ce qui permet de comparer et de suivre des variations, mais ne produit pas directement des kWh. Nous vous indiquons ce que chaque point de mesure fournit réellement.
Peut-on suivre autre chose que l’électricité ?
Duck-E Monitor rassemble ce qui lui est transmis, quelle que soit la grandeur. La question n’est donc pas la plateforme mais le chemin de mesure : un compteur de chaleur, de gaz ou d’eau ne remonte que s’il expose une interface exploitable.
Duck-E réduit-il ma consommation ?
Pas directement. Duck-E vous donne la visibilité nécessaire pour comprendre vos consommations, comparer les périodes et cibler les points qui méritent d’être investigués. Les économies éventuelles dépendent ensuite des actions mises en œuvre.
Les données peuvent-elles servir à répartir des charges ?
Pour une répartition opposable, ce sont les exigences de métrologie légale portant sur le compteur qui s’appliquent. Une donnée de supervision n’en tient pas lieu automatiquement. Indiquez-le au cadrage : cela change le matériel et la démarche.
Duck-E Monitor peut-il être installé chez nous ?
Oui, selon l’architecture retenue : Monitor peut être déployé on-premise avec les passerelles et le serveur nécessaires. Le périmètre et les responsabilités d’exploitation se définissent au cadrage avec votre informatique.
Pour aller plus loin
